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La Résidence

Historique

La Résidence du Haut-Plessis occupe un espace de 1 hectare, quatorze ares et quatre-vingt sept centiaires, formé de la réunion de deux parcelles :
-l'une appartenait depuis 1846 à la Congrégation Notre-Dame de la Providence, qui avait acheté à l'époque une propriété d'environ 5 hectares (une maison avec ses dépendances et un terrain clos de murs), sise Faubourg Neuf, devenue rue des Saintes-Maries, et qui abrite aujourd'hui l'Ecole et le Lycée la Providence ;

-l'autre, 101 rue du Bourg-Neuf, était la propriété des Religieuses Carmélites, qui l'avaient acquise en 1950. Elles y sont restées jusqu'à leur installation à Molineuf en 1977.

La Société "O.H.R-Créations" a acquis les deux parcelles et a constitué deux sociétés civiles immobilières : l'une, la SCI "Le Plessis-Balzac" s'est chargée de la construction du bâtiment F, à usage de bureaux, et du bâtiment G (parking et garage souterrains) ; l'autre, la SCI "Le Haut-plessis", s'est réservé l'édification des cinq bâtiments accolés, à usage d'habitation, sur le terrain qu'occupait le Carmel.
Le couvent a été rasé, ainsi que les beaux murs de pierre qui le clôturaient. Par contre le promoteur a pris soin de conserver les arbres qui ombrageaient le parc du Carmel : le cèdre, l'if, le marronnier et la rangée de tilleuls ont donc été épargnés par les bulldozers, pelleteuses et autres engins de terrassement. De même, il a tenu à préserver le petit oratoire qui abrite la tombe -peut-être vide- d'une supérieure, et qui sert désormais de cabane à outils au gardien.

La construction a débuté en 1978 et les 74 appartements ont été livrés en 1979.
A l'origine, le bas des cinq immeubles était habillé d'un joli granité rose pâle, en harmonie avec l'enrobé des allées et les parements de pierre qui encadrent les portes d'entrée : cela conférait au Haut-Plessis beaucoup de charme.
En 1996 la Résidence, côté habitations, a subi un ravalement, auquel elle doit son aspect actuel : le granité rose, pour des raisons d'ordre technique, a dû laisser la place à une peinture ocre, qui a moins d'originalité mais s'accorde bien également avec la pierre...

Le Conseil Syndical est à la recherche de tout renseignement ou document photographique concernant l'ancien Carmel et les premiers temps de la Résidence, afin de développer cette page

pour joindre le Conseil Syndical

Localisation


La Résidence du Haut-Plessis est située à proximité du carrefour où se rejoignent les avenues de Vendôme et de Chateaudun. Plus précisément, elle est sise à l'angle de 3 rues : les cinq immeubles d'habitation, en forme de L, sont respectivement situés aux 113, 111, 109 rue du Bourg-Neuf et aux 37, 39 rue des Saintes-Maries ; le bâtiment F, abritant les bureaux d'Agglopolys et de la D.D.C.C.R.F, ont leur entrée au 1 rue Honoré de Balzac .
Les bâtiments ABCDE sont situés en retrait de la rue : ils donnent sur le jardin, dont les arbres -ceux hérités du Carmel et ceux plantés lors de la naissance de la Résidence- font un écran de verdure appréciable...
Elle bénéficie de la proximité des commerces de l'avenue Maunoury (pharmacie, poissonnerie, boulangerie-pâtisserie, bureau de tabac, cafés-brasseries, restaurant, agences bancaires), de l'avenue du Maréchal Leclerc (boucherie, épicerie), de la rue du 8 Mai (salon de coiffure, cordonnerie), du haut de la rue du Bourg-Neuf (boulangerie, fast-foods), de l'avenue de Vendôme (traiteur) et de la rue des Saintes-Maries (teinturerie, restaurant créole) ; elle n'est pas très éloignée du centre-ville que l'on peut facilement rejoindre à pied...
Elle est à deux pas de la Halle aux Grains, scène nationale, qui propose des spectacles de théâtre et de danse, ainsi que quelques concerts, et qui accueille les annuels "Rendez-vous de l'Histoire", à deux pas également de la Bibliothèque de l'Abbé Grégoire, et du cinéma "art et essai" les Lobis qui propose, dans ses trois salles, des films plutôt réservés aux cinéphiles.

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La ville

Blois s'enorgueillit de son château royal, qui se dresse en plein centre-ville, réunissant autour de sa cour intérieure 4 ailes de 4 époques, et donc de 4 styles différents :

XIII°siècle De la forteresse médiévale construite par les Comtes de Blois, ne subsistent que la tour du Foix et la grande salle seigneuriale, appelée "Salle des Etats", la plus ancienne salle civile gothique de France
fin XV°siècle L'aile Louis XII, construite en brique et en pierre, est une belle illustration du style gothique flamboyant aile Louis XII-château de Blois
début XVI°siècle L'aile François 1er adopte le style Renaissance, au riche décor architectural, avec ses loges à l'italienne en façade, inspirées de celles de Bramante au Vatican aile François 1er-château de Blois
XVII° siècle L'aile Gaston d'Orléans est un chef d'oeuvre de l'architecture classique française, où la symétrie le dispute à la majesté, avec la superposition des ordres dorique, ionique et corinthien sur les trois niveaux, et la présence importante de colonnes et de pilastres à l'antique. aile Gaston d'Orléans-château de Blois

L'originalité du château de Blois tient à cette juxtaposition, qui fait que, d'un coup d'oeil, où qu'on soit, on embrasse du regard deux styles, deux époques :

UN PEU D'HISTOIRE
Le château de Blois a été longtemps la résidence favorite des rois de France...
Le destin royal de Blois commence lorsque les Comtes de Blois, propriétaires de la forteresse qui s'élève alors sur le site, la vendent à Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI (1380-1422). Après les règnes de Charles VII (1422-1461), Louis XI (1461-1483) et Charles VIII (1483-1498), c'est le cousin de celui-ci, petit-fils de Louis d'Orléans, fils du poète Charles d'Orléans, qui monte sur le trône : Louis XII (1498-1515). Il épouse Anne de Bretagne et fait bâtir l'aile qui porte son nom.
emblème de Louis XII, avec les initialesdu roi et de la reine
A sa mort, il laisse sa couronne à son cousin d'Orléans, comte d'Angoulême, auquel il a marié sa fille Claude, duchesse de Bretagne : le roi François 1er (1515-1547). Celui-ci entreprend, dès 1515, la construction d'une aile du château, mais les travaux sont interrompus à la mort de Claude de France en 1524 ; le roi se retire alors à Fontainebleau.
emblème de François 1er emblème de Claude de France
Après les règnes de Henri II (1547-1559), François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574), Henri III (1574-1589), Henri IV (1589-1610), qui séjourne de nombreuses fois au château, le roi Louis XIII (1610-1643) donne le Comté de Blois en cadeau de mariage à son frère Gaston d'Orléans, qui s'installe à Blois en 1634. Il décide d'y faire construire un château entièrement neuf, dont il confie la conception à François Mansart en 1635. Mais la construction est interrompue en 1638 pour des questions financières : seule une aile est achevée (ce qui nous vaut la chance de voir presque intacte l'aile François 1er, dont seule une extrémité a été démolie, et l'aile Louis XII, dont la destruction était également prévue!).
A la mort de Gaston en 1660, le château est abandonné ; il est pillé sous la Révolution, transformé en caserne... Sa démolition est même envisagée, mais Napoléon décide de céder le monument à la ville de Blois en 1810...
Les "monuments historiques" patronnés par Prosper Mérimée décident en 1844 de réhabiliter le château, et l'architecte Félix Duban, en charge de la restauration, décide de recréer le décor des appartements royaux, en s'inspirant de fragments existants de tissus, de peinture, de pavage.
appartements royaux recréés par Duban appartements royaux recréés par Duban appartements royaux recréés par Duban

Blois possède aussi d'autres richesses : un vieux quartier, qui s'étage sur le flanc du coteau, avec sa pittoresque rue du Puits-Châtel, ses hôtels particuliers, ses maisons à colombages ; l'hôtel d'Alluye ; l'ancien évêché avec sa roseraie ; quelques églises ; la Loire nonchalante...

vieux Blois vieux Blois vieux Blois vieux Blois vieux Blois
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vieux Blois vieux Blois rue Chemonton rue Chemonton rue Chemonton
rue Chemonton rue Chemonton rue Chemonton tour Beauvoir rue Saint-Honoré
rue Saint-Honoré quartier des Jacobins centre-ville centre-ville centre-ville
quartier de la Cathédrale quartier de la Cathédrale quartier de la Cathédrale quartier Saint Nicolas église jésuite
église jésuite vieux Blois église médiévale église médiévale église médiévale

ILS Y SONT NES...

Denis PAPIN (1647-1714) Denis Papin Le physicien fit des expériences sur le vide et découvrit la force de pression de la vapeur
il inventa le "Digesteur", ancêtre de la cocotte minute, et la première machine à vapeur qui sera ensuite perfectionnée par d'autres savants
il créa l'"Urinator", le premier sous-marin, et, dit-on, le premier bateau à vapeur
l'escalier Denis Papin, qui offre une vue panoramique vers les lointains, est dominé par la statue du physicien
[pour une vue insolite, cliquez]
Robert HOUDIN (1805-1871) Robert Houdin L'illusionniste s'intéressa à la construction d'automates et à "l'art magique" qu'il renouvela totalement
il ouvrit, à Paris, un théâtre de magie, où eurent lieu les "Soirées fantastiques de Robert-Houdin", associant "l'adresse et la mécanique" (=la prestidigitation et les automates), et qui lui valurent fortune et célébrité
la Maison de la magie est consacrée à Robert-Houdin et à la magie en général
maison de la magie- Robert-Houdin


ILS Y SONT MORTS...

le duc de GUISE (1549-1588) Lors des Etats Généraux qui se tinrent en 1588 au château de Blois, le duc fut assassiné le 23 décembre, sur l'ordre d'Henri III, dans la propre chambre du roi, par des membres des
« Quarante-cinq », la garde personnelle du roi.
Son corps fut brûlé dans une des salles et ses cendres jetées dans la Loire.
Le cardinal de Lorraine, son frère, fut exécuté le lendemain
duc de Guise
Catherine de MEDICIS (1519-1589) En 1588, Catherine, l'instigatrice du massacre de la Saint Barthélémy, se rendit à Blois avec la Cour pour la réunion des États généraux.
Ayant pris froid, elle s'alita et, très marquée par l'assassinat du duc de Guise, dont le roi ne l'avait pas avertie, elle vit sa santé se dégrader et mourut le 5 janvier
Catherine de Médicis


ILS Y ONT VECU...

Charles d'Orléans (1394-1465) Charles d'Orléans, neveu du roi Charles VI, vint habiter le château de Blois, après sa longue captivité en Angleterre (1415-1440) suite au désastre d'Azincourt, et il y demeura jusqu'à sa mort, en 1465, à Amboise.
Il fut ensuite inhumé dans la Chapelle Saint-Sauveur.
Durant toutes les années qu'il passa à Blois, il se consacra à son oeuvre poétique -chansons, ballades, rondeaux-, commencée lorsqu'il était prisonnier, et s'entoura d'une cour de poètes
Charles d'Orléans, tapisserie de Bruxelles
Florimond ROBERTET (1458-1527) Florimond Robertet fut secrétaire et trésorier du roi Louis XII ; c'est lui, notamment, qui après le désastre de Pavie, s'employa à réunir la rançon du roi et contribua grandement à la conclusion de la paix, une fois établie la trahison du connétable de Bourbon.
Après sa mort, à Paris, son corps fut transporté à Blois, pour y être inhumé, sur un char « précédé de cent torches ardentes aux armes du défunt »
l'Hôtel d'Alluye, la demeure seigneuriale de Florimond Robertet, se dresse rue Saint Honoré
hôtel d'Allouye, demeure de Florimond Robertet
Abbé GREGOIRE (1750-1831) Député du clergé aux Etats Généraux de 1789, l'abbé Grégoire fut le premier à prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé (novembre 1790).
Nommé évêque constitutionnel de Blois en 1791, il fut élu par son diocèse à la Convention, où il contribua à faire voter les décrets accordant les droits civils et politiques aux juifs et l'abolition de l'esclavage.
abbé Grégoire


ILS Y SONT VENUS...

Jeanne d'ARC (1412-1431) Jeanne vint à Blois en 1429 avant son départ pour le siège d'Orléans : elle fut bénie par l'archevêque de Reims dans la chapelle du château
Jeanne d'Arc a sa statue au jardin de l'Evêché
statue de Jeanne d'Arc - jardin de l'Evêché
François VILLON (1431-apr.1463) Le poète vint à Blois, peut-être en 1457, à la cour de Charles d'Orléans, et participa au concours organisé par le prince-poète, qui imposa aux compétiteurs de commencer par le vers : "Je meurs de soif auprès de la fontaine" ; sa "Ballade des contradictions", dite aussi "du concours de Blois", remporta le prix
Victor HUGO (1802-1885) Alors que le général et comte d'Empire Léopold Hugo s'était retiré à Blois, au 73 rue du Foix, son fils, Victor, lui rendit visite en avril 1825.
Trente-neuf années plus tard, en plein exil à Guernesey, dans une lettre à M. Queyroy (dont il a admiré la série d'eaux-fortes "Les Rues et les Maisons du vieux Blois"), Hugo évoque avec une rare sensibilité sa "rencontre" avec notre ville et en exprime le charme particulier -charme qui demeure intact aujourd'hui...
Nul ne peut donc mieux que lui vous présenter Blois : cliquez pour accéder à la lettre description de Blois par Hugo
Hugo
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